Le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, et après avoir rendu grâce, il le rompit et dit : « Ceci
est mon corps, qui est pour vous, faites cela en mémoire de moi. » Il fit de même pour la coupe, après le repas,
en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang ; faites cela, toutes les fois que vous en boirez,
en mémoire de moi. »(1 Corinthiens 11,23-25)_TOB

Attendez de voir ce que Thomas d’Aquin pensait des femmes!
J’ai fait la connaissance de Claire Daurelle, une ministre laïque française, qui a servi de 1978 à 1999 dans le diocèse de Lyon en France. Catéchiste de formation, elle a d’abord été chargée d’une aumônerie. Plus tard, elle a été nommée pour aider un prêtre à gérer une paroisse.
Elle a décrit ainsi son travail : « Je prêche. Je dirige des funérailles. Je peux dire en toute honnêteté que j’exerce mon ministère absolument partout. Je fais exactement la même chose que le curé de la paroisse. Nous partageons le travail, les tâches, de manière absolument égale, sauf pour les rites sacramentels. Je prépare les couples au mariage et au baptême d’un enfant. Je célèbre avec le prêtre, même si cela nécessite sa présence ».
Elle aborde ensuite ses réflexions sur l’ordination à la prêtrise…
Au cours de l’été qui a précédé mon arrivée dans la paroisse, à l’été 1987, je me suis posé une question totalement nouvelle et à laquelle je n’avais vraiment jamais réfléchi auparavant : « Pourquoi ne puis-je pas être prêtre? ». Au début, j’ai essayé d’éviter cette question. Je pensais que c’était une question inutile car il n’y avait pas de possibilité dans l’Église catholique. Mais comme la question me taraudait, j’ai écrit à mon évêque et je lui ai demandé l’ordination. J’ai reçu sa réponse par retour de courrier. Je la connais par cœur. Elle se lit comme suit : « Je sais que vous connaissez la position de l’Église catholique sur cette question. Je ne veux pas y ajouter quoi que ce soit, mais je vous demande de porter ceci dans la foi ». C’est ce que j’essaie de faire. Je fais tout ce que je peux. Et je peux vraiment dire que pendant les sept années qui se sont écoulées entre ce moment et sa mort – Mgr Decourtray est décédé l’année dernière [ en 1994] – cet évêque m’a vraiment apporté un soutien pastoral en ce qui concerne cette question. Il n’a jamais considérée ma situation comme réglée. Chaque fois que je lui téléphonais pour organiser une rencontre, il acceptait immédiatement. Pour lui, il était très important de m’apporter un soutien pastoral dans ma vocation prebytérale. Il n’a jamais essayé de l’éteindre en moi. Il ne m’a jamais dit : « Pense à autre chose. Oublie ça ».
Les nombreux témoignages de femmes catholiques qui se sentent appelées à la prêtrise sont vraiment tristes, surtout quand on étudie les faits.
Parmi les derniers papes, Paul VI et Jean-Paul II, ont réitéré l’interdiction d’ordonner des femmes en se basant sur les paroles de Jésus lors de la dernière Cène. « Lorsque Jésus a dit : “Faites ceci en mémoire de moi!”, il a donné ce commandement aux apôtres », ont-ils déclaré. Jésus n’a choisi que des hommes pour être apôtres. Donc seuls des hommes peuvent recevoir l’ordination presbytérale.
Un examen attentif du texte de la dernière Cène présente une image différente. La Cène était, pour Jésus, un repas pascal. Toute la famille devait être invitée à y prendre part. Nous pouvons être sûrs que Marie, la mère de Jésus, et d’autres femmes étaient présentes à cette occasion.
L’Église catholique a toujours accepté que lorsque Jésus a déclaré : « Prenez et mangez ce pain », il invitait tous ses disciples, y compris les femmes, à la communion. Pourquoi, quand il dit : « Faites ceci en mémoire de moi » s’adresserait-il seulement aux apôtres?
Les dirigeants de l’Église ont-ils oublié les véritables raisons historiques de l’exclusion des femmes du ministère presbytéral? L’Église primitive était dominée par la culture grecque et romaine. Pour les Grecs, les femmes étaient inférieures par nature. Les Romains plaçaient les femmes sous le contrôle de leur père ou de leur mari. Les femmes ne pouvaient pas occuper de fonctions officielles d’autorité. Leur témoignage n’était pas valable dans les tribunaux.
Et au Moyen Âge, saint Thomas d’Aquin, salué par les mêmes papes comme le principal docteur de la doctrine orthodoxe de l’Église, l’a expliqué clairement dans sa Somme théologique (1485-1486).
L’image de Dieu se trouve d’une façon particulière dans l’homme et non dans la femme. Car l’homme est le commencement et la fin de la femme, comme Dieu est le commencement et la fin de toute créature… L’homme n’est pas tiré de la femme, mais la femme de l’homme; et l’homme n’a pas été créé pour la femme, mais la femme pour l’homme.
(Dans la création) l’homme est voué à une activité essentielle plus noble encore, et c’est l’activité intellectuelle… la femme est naturellement soumise à l’homme, parce que dans l’homme l’activité de la raison prédomine.
(À la question : pourquoi certains humains naissent-ils en tant que femmes? Thomas d’Aquin répond : ) « En ce qui concerne la cause spécifique [c’est-à-dire l’action de la semence mâle], une femme est déficiente et causée involontairement. Car la puissance active du sperme cherche toujours à produire une chose qui lui ressemble complètement, quelque chose de masculin. Si un être féminin est produit, c’est donc parce que le sperme est faible ou parce que la matière [fournie par le parent femelle] est inadaptée, ou encore à cause de l’action d’un facteur extérieur, comme les vents du sud qui rendent l’atmosphère humide. Mais en ce qui concerne la Nature en général, l’être féminin n’est pas causée accidentellement, mais il est destiné par la Nature à l’œuvre de la procréation. Or, les intentions de la Nature viennent de Dieu, qui en est l’auteur. C’est pourquoi, lorsqu’il a créé la Nature, il a fait non seulement le mâle mais aussi la femelle.
Le sexe masculin est requis pour recevoir les Ordres… Même si une femme était l’objet de tout ce qui doit être fait pour être ordonnée, elle ne le serait pas vraiment. Puisqu’un sacrement est un signe, non seulement la réalité objective, mais aussi son sens est requis dans toutes les actions sacramentelles. Par conséquent, comme il n’est pas possible de signifier l’éminence d’un degré dans le sexe féminin, car la femme est dans un état de sujétion, il s’ensuit qu’elle ne peut recevoir le sacrement de l’Ordre…
Faut-il en dire plus?
Questions
Jésus aurait-il accepté les raisonnements erronés des savants grecs, romains et médiévaux? Lorsqu’il a conféré le pouvoir spirituel à ses successeurs dans le ministère, n’avait-il pas clairement l’intention d’inclure les femmes?
Catholic Scholars’ Statement on the Ethics of Using Contraceptives
Catholic Scholars’ Declaration on Authority in the Church
Documented Appeal to Pope Francis to Request the Re-instatenent of the Ordained Diaconate for Women
Academic Statement on the Ethics of Free and Faithful Same-Sex Relationships